Phoenix trip and dreamscape

Cadeau de Noel

Premier apercu...

Au matin, direction l'arret de bus et premier apercu de l'aspect le plus immediat de Phoenix : la deux fois 3 voies (plus la voie centrale) devant chez nous, et son flot de vehicules... Pas un chat sur les trottoirs, qui sont pourtant confortablement larges...

C'est sur que lorsque l'on pense aux petites ruelles de Strasbourg dans le petit vent d'hiver, ca fait un changement.

Au fond du jardin

On ne resiste pas au petit plaisir de vous montrer notre centre de vacances au fond du jardin... et la beeeellle piscine.

Elle est chauffee. Si. Il y a meme des spas (avec des bulles...)

Arrivee a Phoenix

On va dire que pour moi les choses ont commencees le 18 decembre 2007, avec le voyage en avion jusqu'a Phoenix avec un discret element chahuteur...

Arrivee a Phoenix

Mais finalement tout s'est bien passe, l'element chahuteur est arrive en pleine forme (contrairement a l'element transporteur...) !!

Arizona Dream - Volume 1

À l’image de son territoire hostile, les routes américaines le sont tout autant. Car oui, c’est bien-là le premier effet en foulant cette terre aride, la taille monstrueuse, pour ne pas dire démesurée, des outils modernes du déplacement urbain. Vous l’aurez compris, le premier choc n’a pas mis longtemps à se produire… Il aura fallu attendre le parking de l’aéroport et cette première interrogation, "mais dis-moi D., c’est une bien grande voiture que tu as là… ?" Erreur fatale, une Volvo break - spécialement agrandi pour les US - est un jouet. Je découvre ébahi les highways de la métropole et appréhende craintivement les tentacules qui s’enfoncent dans la ville. Direction le Sud-Est vers Tempe et Mesa qui constitueront mon univers pendant les semaines à venir.



Après un bout de chemin (en réalité je suis totalement paumé et incapable de dire où je suis), je découvre une maison d’architecte originale et très agréable à vivre que mes hôtes, Mr et Mme D., me font découvrir… pièces et histoire avec plaisir. Le deal est simple ; je garde la maison ce week-end, pille allègrement le frigo et m’occupe en échange des trois chiens qui sont les seuls membres de la famille restants en demeure. Pour l’heure, je vais goûter aux bienfaits d’une douche et dormir ou du moins somnoler avant d’entamer une nouvelle vie.



Totalement décal(qu)é, j’attaque ces premiers jours aux US – à partir de samedi – avec entrain et curiosité. Ce week-end est particulier puisque lundi est Veteran’s Day, autrement un dit un jour férié pour honorer les anciens qui ont courageusement sauvé la mère patrie du nazisme (et ils y croient à fond !). D’ailleurs, en quittant mon hôtel de luxe, je découvre un drapeau américain flottant dans "mon" jardin sans même que je sache d’où il vienne… Personne pour pousser une Marseillaise en signe de contestation, de toute manière je n’ai pas le temps…



Et je ne suis pas le seul, car voilà à quoi ressemble le trafic un jour comme celui-ci. Aucune différence avec l’ordinaire, car tout est ouvert tout le temps (durée légale du travail 40h par semaine) sauf les bureaux d’états, bien entendu (ce doit être une constante universelle, les fonctionnaires sont des glandeurs !).



Mon agenda est bien rempli, tout le monde s’en doute, entre la recherche d’un toit, l’administration américaine et les échéances laborantines qui vont très vite s’imposer. Le problème immédiat est de savoir comment se déplacer… Peux seront surpris, mon premier investissement est un vélo, aux motifs de la liberté, de l’absence de contrainte horaire et de la stupidité pour certains ! Avec le recul, je ne vois cependant pas de meilleur moyen dans l’empressement. Je profite donc de ces premiers jours pour découvrir, chiner grossièrement l’habitat et me rendre compte que bien que courageux, je vais galérer et avoir très mal aux jambes.



Mardi, les vraies joies de l’expatrié commence donc. Exister dans un état, où l’immigration est un problème ingérable avec une frontière sans limites, tirée à la règle au milieu du désert et une population déjà mexicaine à plus de 30%, est compliqué. Ma vie dépend d’un numéro qu’il me faut obtenir sans quoi je ne serai ni payé, ni considéré, ni même convié à rester. Ce St-Graal se prénomme "Social Security Number". Pas de malentendu, il n’a rien à voir avec notre numéro de SECU bien à nous ; c’est en fait un historique de crédit que l’on garde toute sa vie, américain ou pas. Encore plus important que le pétrole apparemment…



Donc direction Downtown-Phoenix où je fais ma demande. Je n’aurai le précieux sésame que dans un délai de quatre semaines au mieux, ce qui va me coûter très cher. Malgré tout j’ai vu le centre ville qui est loin d’être comparable à Manhattan. Il faut savoir que la population locale est opposée à la construction de buildings mais aussi à celle de nouvelles autoroutes qui pourraient traverser la ville et permettre de fluidifier le trafic. Je me console avec l’American West Arena, l’antre des Phoenix Suns (une des équipes phares du championnat NBA)… que je n’ai vu que de l’extérieur, enfin pour le moment.



Retour dans mon quartier. Mine de rien, quatre jours sont déjà passés, et je n’ai pas la sensation d’avoir avancé beaucoup. Je commence malgré tout à avoir des repères autres que les croisements des avenues ; cette étendue citadine et continue devient familière. Je sens que le rythme des découvertes s’accélère, pas toujours agréables, mais bon. Je préférerais me savoir installer au prix de quelques efforts, contrairement à vous dont le seul sera d’attendre la suite…

Arizona Dream - Intro

Face à tant de sollicitations et de harcèlement, je me vois contraint et forcé de donner des news. Le film sera long et entrecoupé de spams publicitaires pour lesquels je décline toute responsabilité.




0h10 : Départ - 17h30 : Arrivée. C’est ce qu’il en reste dans ma tête. 25h de périple, avis aux courageux qui feront le voyage. Passons, pas très excitant vous vous en doutez, du moins jusqu’à l’Arizona. Car vu du ciel, c’est sec, désert et très montagneux. L’approche de Phoenix se fait par l’Est ; avec un regard d’européen, l’angoisse monte, alors que la nuit tombe. La ville s’illumine. Le constat s’impose, c’est immense.




Avant de fouler à proprement parler le sol américain, non pas moult postes de douanes m’attendent, mais un seul tout ridicule avec sa file d’attente. Au loin nos charmants officiers, deux pour deux cents joyeux drilles à peine éméchés par le décalage. Ici plus qu’ailleurs, le stress n’existe pas, contrairement à ce que l’on pourrait croire !




Je fais patte blanche chez un officier très aimable qui parle français en plus. Prise d’empreintes, 3 tampons plus tard, il m’assure que je me plairai dans la Vallée du Soleil et me souhaite bonne chance. Je récupère mes 46kg de bagages (quasi-pesés à la spatule)… Ils sont là, pas de problème, le voyage ne s’est pas fait avec une compagnie française.




En cheminant dans les méandres de Sky Harbor, je découvre un style bien roots. Les années 70 sont passées par là, avec des couleurs terre sur les murs et une moquette dont le goût est pour le moins douteux… De l’avis d’un daltonien (ça vaut ce que ça vaut…), ce mélange de marron, d’orangés et de rouge, c’est très moyen !




Au détour d’un couloir, je récupère mon Devens, ou plutôt, il a la bonté de venir m’accrocher un cordon ombilical avant que ma vie ne s’arrête. Nous l’appèlerons Mr. D. pour préserver son anonymat. Il n’a pas changé. L’oeil sec, il est content de me voir, cool.




« Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien… » Mais comme le veux la maxime, « l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Le Big Bang commence.

Always yours, Julien