Lundi soir en rentrant de ma journée de travail, arrêt minute au stand boîte aux lettres...
En voulant reprendre la voiture jusqu'à l'appart (sans commentaires n'est-ce pas...), pas moyen de démarrer, la clé refusant de tourner dans son barillet...
Bloqué.
Après quelques essais intermittents pour tester la bonne volonté de notre compagne devenue indispensabe, Internet nous renseigne... en particulier ce forum-ci qui contient 25 pages relatant la même mésaventure arrivée à des propriétaires de Ford Focus avec un barillet maison d'avant 2006... Il y a même eu une "classe action" en Californie pour ce problème récurrent. Seule solution, changer l"ignition cylinder"...
Et on fait comment pour faire ça ?
Après avoir appris dans une même foulée comment tout faire soi-même à la McGyver - sous seule réserve de trouver une perceuse et de se mettre à forer après avoir trouvé le bon cylindre et fait adapter le barillet à nos clés -, puis appris comment dire "serrurier" (locksmith), puis enfin piteusement considéré un remorquage - vous vous doutez que naturellement, j'étais très bien garée, les roues bien droites et tout... - et bien nous nous sommes rendus à l'évidence, aller dans un garage et payer plein pot était inéluctable.
Un peu plus tard, décidée à éviter un remorquage (cela fait toujours un coup de téléphone en moins n'est-ce pas...), j'ai trouvé la solution pour débloquer momentanément ce barillet : le coup de tournevis en plein sur la tronche. Imparable.
Sauf que ca se rebloque dès que l'on enlève la clé. Et en plein milieu de l'Utah, on fait comment ?
J'ai donc laissé les tractations diplomatiques à Julien, qui y a passé la journée du lendemain, à trouver un garagiste faisant la réparation de suite et sans anarque. Notez que le premier voulait qu'on lui laisse la voiture pour la journée pour le diagnostic, plus 50 dollars d'emblée pour vérifier que l'allumagne marchait. Notre novice en questions mécaniques ne s'y est néeanmoins pas laissé prendre.
Et après deux tentatives, succès. Deux heures et 320 dollars plus tard la titine arborait un barillet flambant neuf.
Dans la foulée, nous avons fait faire la révision tant attendue depuis 15.000 miles (depuis l'achat en fait). Ce qui nous a doublement soulagé.
Après avoir passé les 4 premiers mois avec le même CD dans le lecteur parce qu'on osait pas bidouiller pour le faire sortir (bloqué lui aussi), puis les 2 suivants pour enfin comprendre comment on changeait d'album sur le CD mp3 qu'on avait enfin réussit à changer, nous sommes ravis d'avoir enfin pris l'ascendant sur notre si précieuse voiture et géré ce problème autrement plus grave. Et d'avoir fait la révision, du coup...
L'occasion également d'apprendre, de la bouche d'autochtones, que si la voiture est indispensable ici, le service des mécaniciens n'est, curieusement, pas calqué sur celui des autres commerces. Prix élevés sont de mise, durées d'attente non négligeables. Il vaut mieux être bricoleur dans ce pays, ou connaître des gars faisant des réparations pas trop chères. Encore faut-il pouvoir parler un peu mécanique...
Bravo au négociateur en chef...