Phoenix trip and dreamscape

Phoenix Suns vs. Hornets New Orleans

Saviez-vous que la saison de Basket NBA venait juste de reprendre ? Si... pour le plus grand plaisir de certains...

Laissez-moi tout d'abord vous présenter l'attrait subliminal de ce sport...

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Puis l'excuse servie pour aller voir le match... La présence de Chris Paul, joueur clé des Hornets...

Ici contre Shaquille O'Neal:

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Ici contre notre français Boris Diaw:

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Moi j'aime toujours bien Steve Nash... Il rate tout mais allez savoir j'aime bien.

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Pour d'autres en fait il n'y a qu'à se hisser sur la pointe des pieds !

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Malgré tout les Hornets ont gagné haut la main. Notre premier fan choisi particulièrement bien ses matchs pour être sûr qu'on ne verra jamais Phoenix gagner...

Mais pour être sûre qu'au moins 50% de mes lecteurs reviendront prestement lire mon prochain post sur le basket...

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West Fork Trail

Il n'y a pas de raisons que tout le monde s'émerveille des beautés de l'automne, et pas nous... car entourés de cactus.

En fait, l'automne est une des plus belles périodes pour aller randonner sur le West Fork Trail près de Sedona... Internet est encore une fois un magnifique outil quand utilisé à bon escient, car les Rangers tiennent, outre un numéro de téléphone, un site Web qui permet d'évaluer les couleurs dans la forêt environnante, et ne pas se déplacer pour rien (cela prend tout son sens ici...).

Chose faite. Avec du soleil, on ne pouvait pas rêver mieux.

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Et Oak Creek Canyon en regardant vers Sedona...

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Pumpkin Patch

En direction de notre randonnée du weekend, à hauteur de Cave Creek c'est-à-dire à l'extrémité Nord de Phoenix (donc dans un paysage de Saguaros, chaud, sec, désertique...)

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... Vous pouvez quand même, touche surréaliste, venir choisir votre citrouille dans des Pumpkin Patchs...

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... en plein du milieu du désert.

On a beau savoir que les Natives American du coin cultivaient la citrouille, cela laisse néanmoins une impression de décalé...

Ce que vous ne verrez pas...

Ce weekend à venir nous avions prévu d'aller à la réserve indienne Havasupai, près du Grand Canyon, où se trouvent quelques-unes de plus belles chutes d'eau du monde...

Malheureusement, nous venons d'apprendre qu'une crue soudaine a ravagé cet endroit hors du temps le 16 août dernier, et qu'il restera inaccessible pendant 6 mois...

Donc comme je ne sais pas si nous pourrons y retourner, j'en profite néanmoins pour vous indiquer que oui, les plus belles Waterfalls de cette planète - très certainement - se trouvent en Arizona, dans un canyon habité par les indiens Havasu ’Baaja (Le peuple des eaux bleues-vertes), accessibles par une randonnées de 8 miles, à pied ou mule, ou par hélicoptère. Pour un aperçu, voici un lien fléché vers Google images vous vous faire une idée d'Havasu Fall et des Mooney Falls, entre autres.

Le site officiel se trouve .

Et du coup, je dois aussi vous informer du phénomène de flooding assez spectaculaire qui s'y est produit, suite à d'abondantes pluies en amont des chutes, et la rupture d'un barrage...

Avant :

Pendant le flooding :

Beaucoup de dégâts mais pas de blessés, l'évacuation en hélico ayant été bien conduite par des Indiens diligents...

Je me console en me disant qu'après The Wave vous n'auriez pas supporté des photos paradisiaques (surtout sur un blog ayant pour thème l'Arizona...)

Cela dit, la tribu vit de l'afflux de randonneurs venant passer quelques jours inoubliables dans cet endroit isolé. Les travaux de remise en état du camping, des sentiers vont peser lourd. Sans doute d'ailleurs que cela ne ressemblera pas exactement à avant après restauration, puisque la rivière a dérivé de son cours en asséchant les Mooney Falls et en créant une autre cascade à côté. Il y a eu 7 gros épisodes de flooding depuis 1910.

La beauté est éphémère, l'esprit des Indiens reste.

Elle arrivait de Chaïneziiie, LeeLee...

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Ce weekend, nous avons suivi le conseil d'autres expatriés (comprenez bien, de Non-Américains) et entrepris une expédition à visée culinaire au LeeLee Market de Chandler, comprenez le supermarché exotique le plus proche. Chinois en l'occurrence.

L'invasion fût massive et bien menée.

CTrois français bien décidés - rendus féroces par des mois de nourriture américaine - lâchés dans un antre pareil, ça donne au retour de la chasse : du canard (aussi incroyable que cela puisse paraître, ça ne se trouve pas dans un supermarché "normal" ici), des cailles, des moules ("Kingsizes" de Nouvelle-Zélande), des... escargots, et du lapin d'Australie (encore plus incroyable, car il en court partout dans le désert ici et pourtant c'est absent des rayons), ainsi que des cuisses de grenouilles de la taille de cuisseaux de poulet (origine inconnue), et enfin... du sucre vanillé germanique (une petite poudre de tendresse après des mois d'extrait de vanille liquide...).

Nous sommes formels, les Américains ne connaissent que le boeuf, le bison, le poulet et le porc - avec toutes sortes de marinades ou panelures - et sont entraînés à une cuisson braisée sur le BBQ.

Certains auraient bien tenté le poisson, mais manque de pot nous n'avions pas un nécessaire dictionnaire avec nous pour choisir notre carpe dans l'aquarium. D'autres auraient bien essayé tous ces légumes étranges qui parsemaient les étals. Tout le monde est tombé d'accord pour ne pas essayer l'utérus de porc - Ca doit décoiffer en Chine -.

En passant, les rayons sont très éclectiques, offrant des saveurs du Japon à la Jamaïque en passant par la Hollande (???) et l'Argentine...

Ne manquent plus que la charcuterie (généralement fondue pour entrer dans le cellophane ici), les vins (autres que Californiens, du monde, ou du rebut français) et le fromage (le choix restant néanmoins limité malgré notre découverte du filon "Munster-ayant-fait-le-voyage-transatlantique" peu après notre arrivée).

On va essayer de monter un réseau avec les Chinois, bien inspirés dans ce pays...

Calme plat

En rentrant du boulot (et oui, même ici le soleil se couche de plus en plus tôt...), au niveau du pont surplombant le lac artificiel de Tempe sur la Salt River...

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Des avironnistes s'attardent alors que l'eau s'embrase, les avions continuent leur ballet dans le ciel qui se fige.

The Wave

Photographier The Wave est paraît-il le rêve de tout photographe mordu sur cette Terre.

Vous trouverez pleins de chefs-d'oeuvre photographiques portant sur The Wave sur Internet.

Et c'est en Arizona.

Seulement 20 permis sont délivrés chaque jour pour venir la contempler de près, dix étant attribués à la loterie quatre mois à l'avance sur Internet, dix autres étant attribués le jour même à la station de Rangers la plus proche. Nous avons gagné à la loterie (pour une fois) il y quatre mois, pour ce 12 octobre.

The Wave est la propriété des photographes, qui peuvent y passer la journée pour capturer la plus belle lumière.

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Pour autant, le décor général est lui aussi sublime... Donnant l'impression d'évoluer sur une immense tarte meringuée sillonnée de coulis de fraise, avec des fleuves de crème pâtissière. D'un point de vue esthétique du moins, en réalité il n'y a rien de plus minéral que ces dunes pétrifiées.

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Surfing on the Second Wave...

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Cherchez l'intrus... Image subliminale d'un Hamburger Rock en plein milieu du dessert ?

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Très beau.

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Pear Burger

Raffinerie américaine trouvée dans une brasserie de Flagstaff...

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Un burger aux poires grillées, glacis balsamique et fromage bleu (genre roquefort en fait)...

Une saveur distinctive, je n'aurais pas mieux trouvé.

Et pourtant nous ne sommes pas en Angleterre...

Je vous laisse tester.

Lake Powell

Direction le Nord ce weekend, vers The Wave...

Après un départ tardif, arrêt repas à Flagstaff, où une grande surprise nous attend...

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Des arbres aux feuilles jaunies, et des températures à faire frissonner un Groenlandais... Port de la veste et du bonnet obligatoire. Nous n'en revenons pas, nous sortons de notre bulle, ah oui, tiens, c'est l'Automne !

On a l'impression d'avoir rattrapés quelques mois d'un coup, là... Le climat est assez immuable à Phoenix dont nous ne sommes pas sortis de tout le mois de septembre.

Du coup nous nous illustrons par notre tenue estivale. Encore heureux qu'on avait pris les polaires, "au cas z'où..."

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Puis arrivée au Lake Powell en fin d'après-midi, où ça caille tout autant. A sept heures du soir on est dans nos sacs de couchages, dehors, à souffler sur nos mains, pendant que nos chats se prélassent dans un intérieur subtilement climatisé.

Le Lake Powell, résultat d'un barrage sur le Colorado, est un paysage totalement artificiel on ne peut plus surréaliste.

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Le prix Nobel de physique à un Américain et deux Japonais - Le Monde.fr

A l'heure ou la controverse sur "Qui a découvert le virus du Sida" s'éteint grâce à la remise du Prix Nobel de Médecine (voir par exemple ce post en anglais ici sur Superfrenchie), voici que le Prix Nobel de Physique est attribué pour la brisure de symétrie.

Le prix Nobel de physique à un Américain et deux Japonais - Le Monde.fr

La question de la symétrie fait partie des grandes énigmes de la physique. En effet, lors de la formation de l'univers, au moment du Big Bang, matière et antimatière ont été produites en quantités égales et auraient dû s'annuler l'une l'autre. Mais "cela ne s'est pas passé ainsi", explique le communiqué des Nobel. "Il y a eu une minuscule déviation d'une particule supplémentaire de matière pour chaque 10 milliards de particules d'antimatière." "C'est cette rupture de symétrie qui semble avoir permis à notre univers de survivre", poursuit l'académie.

Les puristes me pardonneront mon immense approximation - et imperfection - face à ces concepts qui me dépassent, approximation tellement grande que ce que j'en retiens ne tient qu'en une phrase, celle de la fin de ce post.

A priori, si tout avait été parfait lors du Big Bang, les quantités symétriques de matière et d'anti-matière générées auraient dû s'annuler l'une l'autre et l'Univers tel que nous le connaissons ne se serait pas formé.

Or, il y a un petit truc qui a brisé la symétrie.

Expliqué comme ça, j'aime bien l'idée que l'Univers tel que nous le connaissons dérive d'une couille.

Cela du moins a du sens.

Oktoberfest

Ce weekend à Phoenix et Tempe se sont déroulées deux Oktoberfesten...

L'occasion de noter qu'une empreinte allemande fût sans doute décisive lors de la conquête de l'Ouest pour dompter ce territoire hostile.

Au moderne, il semble que cette nostalgie trouve son réconfort dans un apport culturel teuton délicat, les fêtes de la bière d'Octobre... prenant place par une douce nuit à 30 degrés Celsius, en short, et sur la plage.

Nous étions trois français, et nous nous sommes mélés aux étudiants sur Tempe Beach...

Groupe de rock très fort...

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Tireuses branchées directement sur les citernes des camions. Mais attention, aux USA on est organisés, on attend son tour avec un petit coupon (à acheter à côté du stand McCain-Palin)... et le coca vaut toujours moins cher que de l'eau...

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Attractions qui ne pouvaient manquer d'être là...

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Et la grande surprise de cette soirée : à minuit pile, le groupe de musique s'arrête, les vigiles envahissent la place. On ferme... marche forcée vers la sortie, encore aiguillées dans les rues de Tempe par moults renforts policiers. Pour un peu on se serait crus à la fin d'un match de l'OM contre le PSG, c'est tout ce qui me vient.

Contrariés de n'avoir pu finir leurs bières (littéralement), deux Gaulois on fait un peu de résistance autour de la dernière poubelle avant la sortie...

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Peine perdue. Ici ca file encore plus droit que dans la patrie-mère...

Tow anything !

Argument commercial de poids qui vous fera préférer ceci à votre Smart...

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Remorquez tout ce que vous voulez !!

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Disponible dans votre garage du coin.

Plus sérieusement, ici aussi le prix de l'essence chère met sur le marché toutes ces reliques d'une époque qui ne sera bientôt plus. Charge à ceux qui ont à les vendre d'en tirer un bénéfice, voire de les vendre tout simplement.

Le coup de la panne...

Lundi soir en rentrant de ma journée de travail, arrêt minute au stand boîte aux lettres...

En voulant reprendre la voiture jusqu'à l'appart (sans commentaires n'est-ce pas...), pas moyen de démarrer, la clé refusant de tourner dans son barillet...

Bloqué.

Après quelques essais intermittents pour tester la bonne volonté de notre compagne devenue indispensabe, Internet nous renseigne... en particulier ce forum-ci qui contient 25 pages relatant la même mésaventure arrivée à des propriétaires de Ford Focus avec un barillet maison d'avant 2006... Il y a même eu une "classe action" en Californie pour ce problème récurrent. Seule solution, changer l"ignition cylinder"...

Et on fait comment pour faire ça ?

Après avoir appris dans une même foulée comment tout faire soi-même à la McGyver - sous seule réserve de trouver une perceuse et de se mettre à forer après avoir trouvé le bon cylindre et fait adapter le barillet à nos clés -, puis appris comment dire "serrurier" (locksmith), puis enfin piteusement considéré un remorquage - vous vous doutez que naturellement, j'étais très bien garée, les roues bien droites et tout... - et bien nous nous sommes rendus à l'évidence, aller dans un garage et payer plein pot était inéluctable.

Un peu plus tard, décidée à éviter un remorquage (cela fait toujours un coup de téléphone en moins n'est-ce pas...), j'ai trouvé la solution pour débloquer momentanément ce barillet : le coup de tournevis en plein sur la tronche. Imparable.

Sauf que ca se rebloque dès que l'on enlève la clé. Et en plein milieu de l'Utah, on fait comment ?

J'ai donc laissé les tractations diplomatiques à Julien, qui y a passé la journée du lendemain, à trouver un garagiste faisant la réparation de suite et sans anarque. Notez que le premier voulait qu'on lui laisse la voiture pour la journée pour le diagnostic, plus 50 dollars d'emblée pour vérifier que l'allumagne marchait. Notre novice en questions mécaniques ne s'y est néeanmoins pas laissé prendre.

CEt après deux tentatives, succès. Deux heures et 320 dollars plus tard la titine arborait un barillet flambant neuf.

Dans la foulée, nous avons fait faire la révision tant attendue depuis 15.000 miles (depuis l'achat en fait). Ce qui nous a doublement soulagé.

Après avoir passé les 4 premiers mois avec le même CD dans le lecteur parce qu'on osait pas bidouiller pour le faire sortir (bloqué lui aussi), puis les 2 suivants pour enfin comprendre comment on changeait d'album sur le CD mp3 qu'on avait enfin réussit à changer, nous sommes ravis d'avoir enfin pris l'ascendant sur notre si précieuse voiture et géré ce problème autrement plus grave. Et d'avoir fait la révision, du coup...

L'occasion également d'apprendre, de la bouche d'autochtones, que si la voiture est indispensable ici, le service des mécaniciens n'est, curieusement, pas calqué sur celui des autres commerces. Prix élevés sont de mise, durées d'attente non négligeables. Il vaut mieux être bricoleur dans ce pays, ou connaître des gars faisant des réparations pas trop chères. Encore faut-il pouvoir parler un peu mécanique...

Bravo au négociateur en chef...

Pronostic sur le résultat des élections du 4 novembre prochain

Après le débat de vendredi - légèrement surréaliste d'un point de vue excentré comme le mien - voici ce que j'ai trouvé sur le blog Des grenouilles dans la vallée :

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... un outil interactif fourni par le Los Angeles Times pour faire son pronostic sur l'issue de l'élection...

Celui sur la carte est le mien.

Vous pouvez y accéder en cliquant sur la carte ou ici. Essayez-voir, cet outil à l'avantage de faire prendre conscience à quel point c'est serré. La carte est pré-remplie selon les résultats des dernières élections (dont les marges de victoire sont indiquées pour les 4 dernières élections, depuis 1992 donc). Vous pouvez bien sûr tout changer mais cela permet de se focaliser sur les Etats 'indécis'. En faisant 'Reset' vous pourrez vous-même assigner les Etats dont la marge de victoire lors des dernières élections était de moins de 10 voix.

Dans mon cas, le vote de l'Ohio faisait basculer la victoire dans un camp ou dans un autre.

Très instructif.

Guerre culturelle et idéologique

CEn prélude au premier débat télévisé entre Barack Obama et John McCain ce vendredi, et comme suite à un précédent post où je parlais des élections américaines, je vous suggère ce livre Etats-Unis : une nation divisée - Guerre culturelle et idéologique de Hans-Georg Betz, que je viens de finir. Je suis tombée sur ce livre via le blog Inside The USA tenu par Jérôme.

Ce livre traite des raisons qui ont conduit à l'élection et la ré-élection de George Bush en 2000 et 2004, et en particulier l'influence de la droite chrétienne sur l'électorat américain. Il évoque également la division culturelle qui scinde actuellement les Américains du Sud-Ouest et de la Californie-Etats du Nord-Est, et l'incompréhension mutuelle entre Américains et Européens.

C'est édifiant. Après quelques dizaines de pages j'ai résisté à la tentation de sauter dans un avion pour rejoindre une terre psychologiquement plus accueillante pour mon mode de raisonnement européen. J'ai néanmoins bien fait, l'auteur expose aussi clairement le pourquoi de la vague républicaine, et propose une photographie du peuple Américain d'aujourd'hui que je pense assez objective (vu d'Arizona). Mon point de vue personnel est que les Américains sont des gens accueillants et profondément gentils, mais juste dans un système, construit au fil des décennies, différent de ce que l'on connaît en Europe, avec de gros avantages et de gros (gros) inconvénients aussi. Egalement, il est clair que à la fois les Américains et les Européens se méconnaissent les uns les autres.

C'est le moment de le lire avant l'élection du 4 novembre prochain, parce que si Barack Obama est finalement élu, vous n'aurez pas le loisir de vous faire une petite peur avant, comme moi, ni de tenter d'appréhender auparavant pourquoi c'est si serré - S'il semble que la balance se soit un peu penchée en faveur de Barack Obama ces derniers temps, je pense qu'il faut rester prudent quant à la mobilisation des Démocrates, parce que beaucoup d'Américains ne se déplacent pas aux urnes.