Phoenix trip and dreamscape

Daily sunset pleasure...

...ou les joies de la conduite à l'aveugle au soleil couchant.

Vous allez nous en vouloir, c'est méchant, mais voici à quoi ressemble un vrai coucher de soleil...

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Naturellement en cette fin Septembre les températures dépassent toujours les 100°F la journée (je ne vais pas abuser, et vous laisse convertir si vous voulez en savoir plus...).

Et sinon pour l'anecdocte, cette photo permet d'illustrer les voies de circulation tracées à la règle aux Etats-Unis... et de plus, à Phoenix en tout cas, selon une orientation parfaite Nord-Sud et Est-Ouest (et vice et versa).

Résultat: tous les matins en allant au boulot j'ai le soleil dans les yeux et tous les soirs en rentrant j'ai droit au coucher de soleil arizonien éblouissant en mirette. Cela dit je ne vais pas me plaindre, il y a là de quoi faire le plein de couchers de soleil pour une vie en Alsace.

Allez, j'arrête...

Pour l'anecdocte numéro deux, le petit point que vous voyez en haut à gauche sur la photo n'est pas une poussière sur le pare-brise mais bien un avion. Parce qu'il est impossible de prendre le ciel immense de Phoenix sans au moins un avion sur la photo. Le défi est plutôt de ne pas en avoir !

Lavage d'Automne

Les anciens se souviennent de luttes archarnées et meurtrissantes... mais la Tribu des Deux Pattes a pris le dessus lors des dernières batailles...

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Notre petit plaisir semi-annuel...

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Nos chats n'aiment pas l'eau... mais que les défenseurs des animaux ne s'offusquent pas, nous faisons notre possible pour que personne ne garde de séquelles. Mais on les aime propres, ahahah...

Le coupable...

... et bien ce n'était finalement pas le talent de mécanicien de notre road warrior national...

Mais c'était bel et bien la faute d'une...

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... épine de cactus séchée si la chambre à air a crevée deux fois de suite après deux réparations - menées de main de maître, je peux maintenant publiquement rectifier ma fausse appréciation - Sauf que quelqu'un a oublié l'épine dans le pneu.

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Costaud ces petites armes anti-vélos au pays des chars d'acier !!

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Objet de décadence...

Voici ce que j'ai trouvé dans une boutique de produits de soins pour le corps tout à fait "pignon sur rue"...

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Sans aucun doute cette marque a des soucis à se faire si la "Lipstick Pig Mom" monte au créneau...

Boomerang road-trip...

Merci à Cécile et à Ségo qui ont choisi Phoenix comme camp de base avant satellisation vers la Californie le lendemain...

Dix jours plus tard, elles nous sont revenues bronzées (dont un spécimen particulièrement réussi...) et avec un grand sourire, de leur road trip. A ne pas manquer donc, selon leur expérience, et outre l'indétrônable San Francisco, le Joshua Tree Park et San Diego.

On a fait ce que l'on a pu pour mettre la ville de Phoenix à la hauteur... Ce qui est certain, c'est que rien ne nous a fait plus plaisir à nous que la bouffée de France qu'elles nous ont apportée, et leur présence. Elles sont reparties ce samedi en nous laissant une once de nostalgie dans leur sillage...

Un petit coucou au passage à la maman de Cécile qui semble-t-il nous suit avec plaisir !!

Bon, c'est qui les prochains, qu'on puisse apprécier la France qui s'amène à nous, et se perdre en souvenirs ?

Dust storm

Et bien voilà, elles auraient dues également truster le mois d'août, mais ont fini par se souvenir de nous en pointant le bout de leur nez jeudi soir.

En cette fin de journée nous avons eu droit à une tempête de sable, voir article en anglais ici.

Vu du ciel c'est un phénomène métérologique impressionnant. De plus la perspective permise par les grandes étendues américaines pemet de le souligner. Wikipédia a quelques jolies photos pour l'illustrer.

Vu d'en bas en sortant du bureau, c'est de gros vents, du sable dans les narines, des vagues sur l'étendue d'eau de Tempe beach, et un paysage plombé et sombre au lieu d'un ciel bleu, bien que je ne pense pas avoir expérimenté les vents à 60 miles par heure dont ils parlent dans l'article.

Thunderstorms

Oubliez ce que je vous ai dit à propos de la fin de la "monsoon"...

J'en ai eu un !!

Ce soir, sur le pas de notre porte...

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Happy Cup to You...

CEn France il arrive qu'on fête un anniversaire au bureau autour d'un croissant le matin - petits vernis de Français...

Et bien ici il arrive qu'on les fête couleur locale, avec une génoise couronnée d'une guirlande...

Le Cupcake a ceci du paquet cadeau du Schtroumpf farceur que le colorant violet-rose qui clignote sur le dessus tient de la confiture de myrtilles une fois autour de votre bouche... il continue à clignoter !!

Et vu les angles permis pour l'incurgiter, c'est dur de passer à côté !!

C'est l'intention qui compte...

C'est sûr que d'un strict point de vue chromatique, un croissant est d'une teinte fade à côté... Peut-être devrions-nous oser le croissant aux smarties, que je dis...

Juste pour dire...

Quand je suis allée acheter des brochettes ce soir, on m'a proposé de la glace pour conserver la viande dans mes sachets à la caisse...

Moi : Yeux ronds...

...Avec un big smile...

Moi : Re-yeux ronds...

Oh que ça va me manquer... (surtout le big smile à la caisse, il vaut mieux que je ne m'habitue pas trop à ça... sinon mes prochaines brochettes françaises vont voler sur quelqu'un par-dessus le comptoir...)

Les élections américaines

Pour répondre à un commentaire de Aude, qui faisait remarquer qu'en France les ondes étaient saturées de 'Barack Obama'...

Je ne dirais pas cela ici. C'est un sujet que je ne maîtrise pas très bien, mais on ne peut pas y échapper complètement. Le weekend dernier, les Républicains ont définitivement choisi John McCain, un des sénateurs d'Arizona, comme candidat à la présidentielle. Dans la foulée celui-ci a nommé sa colistière, dont vous avez certainement dû entendre parler, Sarah Palin, gouverneure de l'Alaska, pro-life, républicaine jusqu'à la dernière goutte de sang.

Les candidats ont maintenant deux mois pour convaincre, ce délai très court tranche avec les phases préliminaires, qui ont bien duré près d'un an !! Fin novembre, nous connaîtrons le nouveau président des Etats-Unis.

La télévision est sans doute un des médias les plus importants dans l'entreprise de communication des deux camps. Mais je lis peu la presse papier, et ne prête pas l'oreille à d'éventuelles manifestations ou meetings qui pourraient se tenir ci ou là... Je sais que j'ai loupé un meeting de Bill Clinton sur le campus en mars quand Hillary Clinton était encore dans la course, mais bon, je sais aussi que je n'ai pas les atouts de Monica L., donc, pas de regrets... Internet est à mon avis aussi important que la télévision, pour du travail de sape, surtout chez les jeunes...

Sans doute que sur le campus, les débats font rage entre étudiants. Les convaincus militent pas mal en général.

Quoi qu'il en soit, je suis impressionnée par la longueur des discours à la télévision - le contenu est, quant à lui, politique bien entendu -, l'argent collecté par les candidats, les voyages aux quatres coins du pays... Avec tout ca il faut être fort pour donner l'impression de se pencher sur les problèmes du petit peuple...

Sur le fond, les références à la religion ça fait toujours bizarre, mais bon, on s'habitue au show. J'étais un peu plus estomaquée par la prestation de Palin le weekend dernier - Dieu nous a choisis pour aller en Irak, hommage aux militaires et l'hymne américain entrecoupé par le discours de Martin L. King 'I have a dream', ah ils y vont en bloc et sans scrupules...

De tout ca, je pense que la perception européenne des USA est très partielle. La lutte est serrée, c'est du 50-50. Barack Obama est loin d'être un favori. Une autre illusion européenne est à mon avis de croire que les Etats-Unis finiront par s'aligner sur certains concepts européens - genre la couverture santé universelle, les énergies propres - parce que c'est plus "logique"... S'ils le font, ce sera pour des raisons pragmatiques propres.

CEnsuite, nous ne sommes pas, nous, en Californie ni dans un des Etats de l'Est généralement acquis aux démocrates. En observant les gens des zones rurales ont se rend bien compte de certaines spécificités made in USA, loin des intellectuels des côtes : ici la majorité des gens sont pour la peine de mort, il y a des panneaux à l'entrée des bibliothèques pour rappeler que les armes y sont interdites, à chaque fusillade les témoins soupirent "Ah s'il avait eu une arme il aurait pu se défendre"... La religion est bien ancrée - lors de notre passage à Willcox dans le sud-est de l'Arizona par exemple nous avons croisé pas moins de 6 églises différentes sur deux blocs, c'était hallucinant...

CCe sont des choses inconcevables en Europe et je pense que les européens ne réalisent pas trop bien l'ampleur de cet enracinement. Les journalistes feraient bien d'être un peu plus objectifs et peut-être venir se renseigner sur les Etats-Unis avant d'écrire leurs articles, même si ce n'est pas la population d'Arizona qui pesera le plus lourd dans le résultat du scrutin - mais de goutte d'eau en goutte d'eau... Ci-contre sur une route entre le Colorado et le Nouveau-Mexique.

Le rodéo que nous avons vu était bien sûr un show. Mais nombre de paroles lancées ce jour là nous faisaient aussi l'effet d'une douche froide. Je me demande à quel point elle résonnent chez ceux, et il y en a beaucoup, qui n'ont pas fait d'études...

D'un autre côté, dans ce vaste pays, les opinions sont multiples. En l'état des choses actuellement, je pense que c'est 50-50. La présidentielle en elle-même est une vraie bataille stratégique : qui empochera les évangélistes, qui empochera la jeunes, les hispaniques... Il semble que amener les jeunes à voter favorisera Obama.

Pour en revenir à l'élection, Le Monde a publié sur internet un résumé des points de différence entre les deux candidats. C'est simple et bien fait.

Quant à moi, je rejoins l'opinion des Japonais sur la politique : ils sont 60% à penser que quelque soit le parti et le vainqueur au gouvernement, cela ne changera rien. Sagesse, amertume ou cynisme ?

Certes ici les débats sont généralement passionnés, et le camp Obama porte beaucoup d'espoirs depuis maintenant pas mal de temps. Pour nombre d'Américains des zones rurales, je pense que le camp McCain est plus rassurant en termes de valeurs fondamentales... les républicains résistent bien, la lutte sera serrée. Enfin, malgré tout j'espère bien moi aussi qu'il en sortira un monde meilleur... avec la même définition de "monde meilleur" pour tout le monde...

Traits de caractère...

- "J'veux jouer !!"

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- "Pas moi. Tu ne vois pas que je suis occupé là ???"

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Résumé de ces trois dernières semaines...

Dur de tenir une mise à jour parfaite du blog, j'espère que vous me pardonnerez.

Tout d'abord nous avons le plaisir de vous annoncer qu'Eole a survécu à sa stérilisation - ainsi que notre portefeuille. Rien de tel qu'une bonne visite chez le vétérinaire pour apprécier tous les paradoxes de ce beau pays.

CLes Américains aiment les animaux. Pas seulement pour le business - par exemple, je suis sûre que vous ne trouverez pas autant d'hôtels 'Pet friendly' ailleurs qu'aux Etats-Unis - mais aussi sincèrement, je pense.

Ensuite dans les magasins pour animaux on appelle systématiquement votre animal 'your baby'. Hem. Allez, soyons fous, c'est vrai qu'on les aime beaucoup... Chez les vétérinaires - enfin celui chez lequel on est allés -, on vous demande d'abord si vous considérez votre animal comme votre 'baby', mais en principe il porte un nom humain... Ensuite il y a la télévision dans toutes les salles d'auscultation pour que votre 'baby' ne s'ennuie pas. Je suppose qu'il a ainsi le loisir d'être informé que la dernière marque de croquettes Miaou vient de sortir...

Cela dit, quand vient le moment de la signature du devis - qui vaut acceptation de paiement - avec toutes les 'options' pour l'opération, on devient plus pragmatique pour suggérer au client de cocher le plus d'options possibles.

Gentiment, notre vétérinaire en France a accepté de nous guider un peu pour lire ce devis... Dont le montant valait largement plus du double de ce qui se pratique en France. Naturellement les tests sanguins préalables sont conseillés (sans raison dans notre cas), vous avez l'option d'un cathéter en plus et les 'fluids' qui vont avec si vous rallongez de 71 dollars... Et là on était bien embêtés, parce qu'en France, c'est forfaitaire et notre véto français nous a bien dit "la strérilisation d'une petite chatte c'est 20 minutes et je mets toujours un cathéter au cas où"... Réponse du vétérinaire américain : "Si vous choisissez le cathéter ça vous coutera quand même 71 dollars alors autant mettre les fluides avec." Haha. Ben on a pris l'option parce qu'autant je suis sûre qu'un véto français n'hésiterait pas spontanément à mettre un cathéter si ça devait se passer mal, autant je ne suis pas certaine qu'un américain en ferait autant si ce n'est pas marqué sur le devis. Les anti-douleurs sont facturés à part mais obligatoires. Commentaire des assistantes: ici les consommateurs veulent savoir pourquoi ils payent. Ca se discute.

Pour autant, en ce qui concerne la stérilisation des chats et chiens il y aussi des cliniques 'low-cost' pour des prix imbattables en France, qui stérilisent à tour de bras, de manière sérieuse. Les chats et chiens errants sont un problème. Les vétérinaires sont alors bénévoles et ces cliniques maintenues par des dons. Quand vous n'avez pas de revenus c'est gratuit. Nous n'avons pas choisis cette option mais c'était possible. On a toujours le choix ici.

Voilà, mais au final on est content ça s'est très bien passé. On a eu droit un petit coup de téléphone après l'opération (pour ce prix, hein...) et Eole était d'attaque deux jours, à refaire la terreur, mais en beaucoup plus gentil maintenant...

Le mois d'août a été rythmé par les orages, secs ou pas, tous les soirs... la "moonsoon"... L'air était un peu plus humide, des nuages dans le ciel. Nous avons même droit à une coupure d'électricité (et ça chauffe vite dans l'appart dans ces cas-là...)

Pas mal de tourisme aussi, jusqu'au Colorado et le Nouveau-Mexique récemment - voir posts précédents. D'ailleurs le jeudi soir où nous étions à Flagstaff pour le concert de JBT, il y a eu une tempête sans précédent à Tempe. De loin pas comme l'ouragan Gustav mais des vent jusqu'à 80 miles par heure quand même (130 km/h). Nous l'avons appris le vendredi au Canyon de Chelly en discutant avec une Californienne qui lisait les journaux, elle. En catastrophe nous sommes sortis du parc pour trouver un téléphone pour contacter notre répondeur et notre résidence pour savoir si l'électricité était bien rétablie... Pauvres chats. Mais il n'y a pas eu de soucis. Des photos des dégâts de la tempête c'est ici et ici (plus gros dommage, la toilure à 8 millions de dollars du stade de foot américain de la fac... et sinon beaucoup d'arbres, de poteaux électriques cassés, et de vitres parfois, notamment dans le centre et sur le campus de Tempe).

D'ailleurs, les étudiants ont repris les cours plus tôt qu'en France, le 25 août. Comme ça ils sont tous en tongs sur le campus.

Ah oui et puis la mode automne a fait sont apparition dans les magasins de vêtements. La vraie mode automne-hiver, avec les bottes, les vestes et pulls en laine...

Il fait 40°C et je ne me suis pas intéressée aux soldes d'été... Beuheuh...

Le 1er septembre était férié ici: Labor Day, la fête du travail américaine - ça tombe un lundi, comme souvent, c'est vachement pratique sauf si vous travaillez aussi le dimanche -. Comme toujours c'est l'occasion pour les boutiques de proposer des soldes. Il n'y a guère que les employés administratifs (payés par l'Etat) qui goûtent aux jours fériés, mais ils ont ainsi le loisir de se ruer dans les Malls "to save some money"... Touristiquement, Labor Day marque la fin de l'été.

Et sinon la "monsoon" a l'air de s'éloigner depuis une semaine, nous avons de nouveau un grand ciel bleu, un air plus sec, et un soleil qui tape : 107°F (41°C) aujourd'hui. Et cela va durer jusqu'en novembre. C'est 'no soucy' ici en ce qui concerne le temps, l'été perpétuel.

Et ce fameux 1er septembre nous avons eu le grand plaisir de recevoir de France Cécile et Ségolène, que nous avons récupérées à l'aéroport et satellisées vers leur trip en Californie le lendemain... Cela nous a fait très plaisir. Elle finiront leur boucle à Phoenix à la fin de cette semaine et, si nous sommes sûrs qu'elles s'en seront mis plein les mirettes, nous espérons que ça leur aura plu. Le point dans une semaine...

De Durango à Gallup en passant par Santa Fé...

Nous repartons de Mesa Verde sous une grosse pluie. Ca faisait longtemps...

Du coup ca donne de jolies couleurs au Colorado... ca respire le frais !!

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Nous nous arrêtons à Durango 'pour voir'. Durango est connu pour sa ligne de train Durango-Silverton et ses locomotives du siècle dernier. Et là nous croisons tout à fait par hasard une... bakery, intitulée... 'Jean-Pierre'... 'The French French Baker'...

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Il n'en faut pas plus pour se ruer à l'intérieur, la larme à l'oeil, en plus c'est l'heure du petit-déjeuner... Et là, merveille, un four à bois, des baguettes, des mille-feuilles (si !), des amandines, des tartelettes et... des croissants... réchauffés par la serveuse !! Ohla c'est trop, on sautille, on avale les croissants en deux bouchées et là Julien me dit - il a gloutonné plus vite que moi - "Attends de goûter les petits pains au chocolat, c'est à s'en damner...".

On y retourne illico en acheter un sachet plein pour la route.

Nous n'avons vu Jean-Pierre que de dos, mais il a réussi là une petite merveille. Le décor est sublime. Les petits-déjeuners sont à l'honneur du guide Lonely Planet et nous observons amusés que la carte a dû s'adapter aux moeurs des autochtones, avec des... crêpes généreusement remplies, des pancakes, des pommes de terre etc... un petit-déjeuner de mineur raffiné quoi. Pas mal. Le site Web de la boulangerie est ici.

Merci Jean-Pierre !

Nous dirigeons vers la gare du siècle dernier pour voir de grosses 'Locos' qu'on ne verra pas crachotant et fumant..

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Mais on en a quand même vues dans un musée très intéressant.

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Après quantités de fermes dans des écrins verdoyants (ca change, je vous dis, des alentours de Phoenix et du désert du Sonora !!)...

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Nous atteignons le Nord du Nouveau-Mexique (qui forcément au départ ne diffère pas beaucoup du Sud du Colorado...)

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Puis Santa Fé, et contrairement à ce que l'on espérait, sous une trombe d'eau. Je précise qu'il y a théoriquement 300 jours de soleil par an au Nouveau-Mexique...

On commence par la visite de la plus vieille église sur le continent américain. Les murs originaux en adobe ont été construits vers 1610 par les indiens Tlaxcalan sous la direction des pères franciscains.

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Dans la rue à côté se trouve une maison - maintenant une boutique - estampillée 'plus vieille maison du continent américain'. En adobe bien sûr, c'est la caractéristique de Santa Fé.

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Santa Fé sous la pluie ça enlève un peu de charme. Sinon la ville est cossue, avec beaucoup de gallerie d'art et des boutiques d'artisanat indien, notemment des bijoux. C'est cher, très cher. Le centre-ville est une vitrine sans âme la nuit. On a néanmoins apprécié le restaurant-tapas que l'on s'est offert, et l'hôtel - le plus cher que l'on ait jamais payé depuis 9 mois - heureusement. Après tout la pluie vaut de l'or au coeur du désert du Sonora... Sinon vous comprendrez de ce qui précède que venir à Santa Fé avec un portefeuille garni, ça aide à apprécier...

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Le lendemain, retour sur Phoenix, avec une belle trotte en perspective (7h30 sans les arrêts). On prend quand même le temps de passer par Cerrillos au sud de Santa Fé, un village qui n'a pas bougé depuis les années 1900. Pleins de bâtiments délabrés....

'What not shop'

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L'église...

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Une maison retapée...

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Les rues en terre battue...

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Le musée pour touristes...

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Sur la route du retour on croise des villages indiens. Le nord du Nouveau-Mexique est connu pour ses villages 'pueblos' indiens, qui sont souverains - ils ont leurs propres lois. Certains n'ont toujous pas l'eau, ni l'électricité. Les fêtes traditionnelles amènent des touristes, mais a priori ils perpétuent simplement leurs traditions presque en marge de la société Américaine. Prendre des photos est parfois payant. Entorse aux traditions, et comme seuls les indiens ont le droits d'avoir des casinos sur leurs terres, et bien il y a souvent un casino par communauté. En particulier d'Alburquerque à Gallup, on en croise quelques-uns le long de la route 66.

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Et justement ce qu'est devenue la route 66 à Gallup... 5 miles d'enseignes lumineuses. Il y a pour sûr 3 choses à Gallup, répétées à l'infini : des motels, des stations-services, et des fast-foods. Il parait aussi qu'en tant que comptoir commercial, on y trouve le meilleur rapport qualité-prix pour des bijoux indiens (enfin vu le décor il vaut mieux y aller pour des motifs lucratifs que de charme...).

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Et la fleur du mois, croisée partout le long des routes de Flagstaff à Santa Fé, parfois en 'Fields of Gold'...

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Mesa Verde National Park

Mesa Verde National Park, dans le Colorado, n'est qu'à trois heures et demi de Chinle. Sur la route, nous passons par le Four Corner National Monument, l'attape-touriste par excellence - nous le savions - puisque contre trois dollars par personne vous pouvez attendre votre tour pour grimper sur une stèle au milieu de nulle part et immortaliser l'instant - dans le vent.

Cela dit, c'est le seul endroit des Etats-Unis ou l'on peut avoir chaque pied et chaque main dans un Etat différent.

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Nous avons bien aimé Mesa Verde.

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Le parc regorge de ruines indiennes nichées dans les innombrables falaises du parc. Le parc est grand et culturellement très riche, on apprend plein de choses. Cela met même un peu à mal le mythe qui veut que les 'Etats-Unis' n'aient pas d'histoire. Enfin, le peuple américain je ne sais pas, mais les lieux, eux, ne manquent certainement pas de passé.

Les photos ci-dessous présentent des ruines datant de l'an 1200 environ. L'âge de nos châteaux-forts...

Cliff Palace...

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Balcony House... avec en premier plan un gros trou qui correspond à une kiva, un lieu de cérémonie enterré dans le sol.

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Le paysage de la fenêtre...

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Step House avec des kivas en premier plan, mais telles qu'elles étaient à l'époque, c'est-à-dire refermées.

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Square House...

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Cliff Palace dans les falaises...

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Les montagnes du Colorado en fond...

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Canyon de Chelly

CLe lendemain nous nous dirigeons vers le territoire Navajo (le quart Nord-Est de l'Arizona) dont nous ne connaissons finalement que peu de choses hormis Monument Valley.

Après Petrified Forest, direction le Nord (on tourne à gauche donc) avec un petit stop au Hubbell Trading Post (photo de gauche), un monument classé qui correspond à un ancien comptoir commercial, lieu d'échanges entre les Navajos et les blancs.

On y croise un indien parlant un peu de Français (!!), au dessus du comptoir à bijoux. Ca vaut le coup de le noter quand on sait qu'apprendre l'anglais est déjà difficile en venant du langage Navajo, les deux n'ayant strictement rien a voir (encore plus quand on considère l'anglais redneck).

Enfin nous atteignons Chinle et le Canyon de Chelly. Les traces archéologiques font remonter l'occupation de ce site par les humains à 5000 ans, le Canyon est d'ailleurs encore toujours habité par les Navajos et ce depuis 300 ans. C'est un lieu ou pétroglyphes se mêlent aux Hogans et aux cultures. En outre, c'est très beau.

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Les cultures en avant-plan et le ciel d'orage en arrière-plan... Et oui, nous sommes en août.

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Je m'arrête un moment sur Spider Rock, qui surplombe le fond du canyon de 250 mètres, pour vous raconter le croyance Navajo associée à cette formation. A son sommet vivrait la Spider Woman, qui apprend aux femmes Navajo le tissage. Et elle y garderait les méchants enfants... Un père Fouettard aux mutiples casquettes donc.

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Nous sommes également descendus dans le canyon pour aller voir les ruines de la White House, une image célèbre en Arizona. Le Canyon étant habité, c'est le seul sentier que l'on peut emprunter sans payer un guide Navajo.

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A la sortie du Canyon, le coucher de soleil...

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